L’INSERTION PAR L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Une diversité d’acteurs au service des parcours d’insertion

 

En France, l’insertion par l’activité économique est conçue comme un sas vers le marché du travail ordinaire.

Son objectif est de permettre à des personnes éloignées de l’emploi de (re)prendre contact avec le monde du travail, de construire un projet professionnel et d’apprendre un métier de façon à (re) trouver une place dans le marché de l’emploi.
Il s’agit donc de construire des parcours d’insertion avec des actions spécifiques d’accompagnement et de formation qui doivent
leur permettre à terme d’accéder à un emploi ou à une formation qualifiante.

Tous les salariés en insertion ne rencontrent pas les mêmes difficultés. Certains ont seulement besoin d’acquérir des savoirfaire
professionnels pour s’insérer, d’autres rencontrent de grandes difficultés sociales et professionnelles et ont besoin d’un accompagnement renforcé. Entre les deux, un grand nombre de situations exigent des parcours plus ou moins longs. La iversité des dispositifs d’insertion par l’activité économique répond à cette variété de situations des personnes.

Les publics des SIAE sont les personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières. Pôle Emploi délivre un agrément à ces publics. Cet agrément dépend de leur situation personnelle à un instant donné et de la situation du marché du travail local, il n’est pas automatique. Les publics peuvent être demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi depuis 12 mois ou plus, bénéficiaires de minima sociaux - dont le RSA, ou jeunes sans qualification professionnelle…
Les SIAE ont pour objectif global le retour à l’emploi durable des salariés en insertion. L’acquisition et la validation des
compétences ou capacités transférables ainsi que les formations mises en oeuvre pendant les parcours d’insertion peuvent y
contribuer.

Acheteurs, vous souhaitez Vous souhaitez vous engager en effectuant des achats socialement responsables qui favorisent l’accès à l’emploi des personnes qui en sont éloignées.

 

Schématiquement on distingue deux grandes étapes de parcours d’insertion correspondant à deux grands réseaux d’acteurs de l’insertion.

PARCOURS 1
Socialisation, remobilisation par le travail.

Une première étape de remobilisation et de réinsertion par le travail dite «parcours de niveau 1»
>> pour les personnes peu ou pas qualifiées cumulant le plus souvent des difficultés sociales et professionnelles.

Un travail d’accompagnement renforcé est réalisé pour aider les personnes à lever les obstacles à la productivité et à la
régularité (mauvaise santé, logement précaire, faible autonomie, fragilité psychologique). Cette étape s’accompagne d’un travail
d’orientation et d’aide à la construction d’un projet professionnel.
Dans ce cas l’activité de production n’est pas une fin en soi mais seulement le support d’une démarche d’insertion. Elle n’est pas soumise aux mêmes contraintes de temps et de productivité que le secteur ordinaire mais doit répondre à des exigences de qualité de réalisation. Cette première étape de l’insertion sociale et professionnelle est mise en oeuvre par :

  • Les Ateliers et Chantiers d’Insertion pour des jeunes et des adultes employés en contrats aidés sur une période de 6 mois à 2 ans,
  • Les chantiers éducatifs pour des jeunes uniquement et dans le cadre de la prévention spécialisée et de la protection de l’enfance. Les missions de travail confiées sont de courte de durée (2 à 3 semaines).
  • Les Associations Intermédiaires (AI) proposent aux personnes des missions ponctuelles d’emplois de maison, d’entretien ou de nettoyage et autres services principalement auprès de particuliers, associations et collectivités. Le placement dans une entreprise est également possible mais pour une durée limitée(480 heures maximum sur 24 mois).

 

PARCOURS 2
Professionnalisation, préparation à l’emploi.

Une seconde étape de professionnalisation et de préparation à l’emploi dite «parcours de niveau 2»
>> pour des personnes rencontrant moins de difficultés.

L’objectif est alors d’apporter aux personnes la qualification et l’autonomie nécessaire pour accéder à un emploi ou à une formation qualifiante. Elles sont placées dans un contexte de travail ordinaire comportant des contraintes de délai et de productivité tout en bénéficiant d’un accompagnement social et professionnel. Ce travail est réalisé par divers types de
structures agissant dans le secteur concurrentiel :

  • Les entreprises d’insertion et les régies de quartier sont spécialisées dans un ou plusieurs secteurs d’activité et fournissent des prestations «clef en main»
  • Les Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion (ETTI) proposent des emplois en missions d’intérim à des personnes en finde parcours d’insertion dans le bâtiment, l’industrie et les services.


Elles accompagnent et forment leurs salariés pour consolider leur parcours d’insertion professionnelle.